— Deux Semaines en ISLANDE —

BIKEPACKING


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Réalisation Sylvain GARCIA


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Août 2019, c'est parti pour ma nouvelle aventure en Islande, 2 ans après ma première vadrouille qui m'avait chamboulée au point d'avoir encore envi de revenir explorer ce pays magnifique.

Cela fait un moment que je prépare mes affaires, et cette fois connaissant mieux le terrain prévu je décide de partir avec mon VTT, aménagé pour l'occasion avec des pneus mixte qui permettra d'avoir un bon rendement sur la route et une bonne accroche sur les chemins, qui devrait m'aider à franchir tous les terrains accidenté.





Pour ce qui est du matériel je décide de partir avec ceci : 

VÉLO

Vélo : Rockrider XC050
Sacoche Bikepacking : WOHO BIGCARTEL
Sacoche Porte Bagages : DECATHLON VELO 500
Chaussures : NORTHWAVE SPIDER PLUS 

SE PROTÉGER

Coupe Pluie : VESTE DÉCATHLON
Pantalon Pluie : PANTALON DÉCATHLON
Doudoune : DOUDOUNE SANS MANCHE
Sur-chaussures : DÉCATHLON
Vêtements : Moufles, Bonnet, Cagoule, Chaussettes, Caleçons, Maillot et Legging thermique de ski.

DORMIR

Tente : CLOUD UP 2
Matelas : FC 12 DIAMOND
Sac de Couchage : Aegismax Nano 2 (0° à 5°)
Bivy : 3F UL TYVEK BIVY BAG
Sandales : NORTH FACE BASECAMP 
♦ Toilette : TROUSSE DE TOILETTE BASIQUE + TROUSSE DE SECOURS

MANGER

Réchaud : BRÛLEUR BRS3000
Popote : TITANE 750ML
Couvert : COUTEAU , FOURCHETTE , CUILLÈRE

TECHNOLOGIE

Camera : GEYE 900
Drone : DJI SPARK
Batterie : 2 BATTERIES DE SECOURS 20000mAh et 10000mAh

On est le 26 août, le jour J, je charge tout dans la voiture et c'est parti pour l'aéroport de Toulouse pour un trajet d'à-peu-près 15h direction Keflavik. J'emballe tout dans les cartons et c'est parti pour la première escale à Francfort, où j'attends 5h le vol qui me mènera en Islande, terre du bout du monde.

Il est minuit ici quand j'attéri, 2 ans que j'attends de respirer cette air frais du nord. L'attente de mes affaires se déroule avec un peu de stress, on ne sait jamais des fois que le vélo soit parti à Pétaouchnok, mais après quelques minutes mon vélo apparaît comme par magie dans les tapis roulant et maintenant on peut dire que l'aventure va commencer.

L'avantage de cet aéroport et qu'il possède un endroit où on peut assembler les vélos tranquillement dans une sorte de préfabriqué avec des outils et des pieds de montage. Ici on aime les vagabonds à vélo ! A mon arrivée je rencontre deux "Rideurs" espagnols, ayant terminé leur aventure, qui attendent leur avion, Je décide de rester avec eux pour la nuit dans ce préfabriqué pour la nuit. Vers 6h du matin, une fois le jour levé, je décide enfin d'assembler mon vélo et à charger tout mon matériel dessus.

L'aventure commence pour de bon. 

C'est parti pour deux semaines de vélo, de mystères et d'imprévus au bout du monde.


Jour 1 

On est le 27 août 8h30 du matin et donne mon premier coup de pédale direction Selfoss, une ville située à 115 km de l'aéroport. Je reprends la route que j'ai prise il y a 2 ans. Je passe par Grindavik, une ville de pêcheurs située pas loin de l'aéroport pour prendre un petit déj' .

Le temps alterne entre soleil et petite pluie assez courte. J'ai de la chance pour cette fois, le vent est derrière moi pour une grande partie de ce parcours.

Le paysage donne le ton de l'aventure, et le dépaysement se fait d'entrée entre champs de lave les routes à perte de vue. 

Un décors que j'avais eu l'occasion d'admirer il a 2 ans et que je compte reprends pour le chemin du retour.

J'essaie de ne pas perdre de temps J'avance assez vite jusqu'à ma première destination. arrivé au camping rien n'a changé, c'est comme si je l'avais quitté il y a quelques jours. je plante la tente et file au centre-ville commencé à faire quelques provisions pour mes prochains jours.


Jour 2 

La nuit se passe impeccable mais la pluie s'est déjà invité au programme m'empêchant de pouvoir partir dès le matin. Je décide de rester au camping sous la tente pour trier les affaires dont j'ai pas besoin pour laisser les choses inutiles à mon voyage, car je compte y revenir la semaine suivante sur le chemin du retour. La gérante du camping me les mets de côté gentiment.

Je reprends la route vers 15h et raccourci le programme pour m'arrêter à peu près à mi-chemin de ce que je comptais faire pour cette journée. Le début du parcours se déroule sous le soleil mais au bout d'une heure, une forte pluie redémarre je trouve une station-service pour m'abriter un petit peu et trouve une cartouche de gaz qui va me servir pour mes repas futurs.

Je m'arrête a un camping situé à 60 km. Il s'agit en fait d'un hôtel restaurant et qui possède un terrain pour camper. Il n'y a pas grand chose à faire mais il est tard et une fois le campement installé, je ne traîne pas j'essaie de sécher mes affaires comme je peux dans le petit local du camping. 


Jour 3 

Je me réveille vers 7h du matin, et a priori le temps devrait être plus cool aujourd'hui. L'aventure va prendre une autre tournure étant donné que je vais me diriger vers les hautes terres d'Islande, pour faire la grande traversée des pistes légendaires qui mène au plateau de Landmannalaugar.

Les 20 premiers kilomètres se font sur bitume, encore avec un vent de face assez fort. Je tourne ensuite à 90 degrés sur la droite pour entamer les premières kilomètres de pistes sur la F225. Au bout de quelques minutes le paysage change du tout au tout.

Je me trouve dans un désert de cendres, de laves putréfiées et de cailloux. Le décor me fait littéralement changer de planète !


Le dénivelé aussi commence à changer je démarre une longue ascension vers Landmannalaugar. Ca commence à devenir assez dur et la moyenne descend en flèche. 

Cette endroit est surréaliste, je suis tout seul sur mon vélo au milieu de ce décor lunaire. Je croise de temps en temps des 4×4 qui m'encourage au passage pour la plupart. Je manque d'eau depuis quelque temps et sur le parcours, je me rends compte qu'a un détour de 6 km se situe une base où je devrais pouvoir me remplir mes bidons. Cela fait un moment que je n'est plus de réseau pour mettre ma trace GPS à jour sur le Livetrack de Garmin.

Je traverse au passage quelques rivières et arrive dans cette base déserte où se trouve une famille qui m'informe qu'il y a bien du réseau ici mais qu'il faut grimper une colline pour pouvoir capter du signal... Je décide donc de laisser mon vélo et de partir à pied pour trouver au sommet un poteau en ferraille rouillée. Je réussi à mettre à jour ma trace et passer un coup de téléphone puis refait les 6 km en sens inverse pour rejoindre ma route principale. Après encore plusieurs kilomètre, le décor rechange à nouveau pour laisser place à des pistes de cendre noir bordées par des montagnes verdoyantes à perte de vue. 

Cela doit faire au moins 6 heures que je suis sur le vélo et commence à être bien fatigué par toutes ces montés et ce terrain assez moue qui m'épuisent complètement les jambes.

Après 6h50 de pédalage je découvre enfin le camping mythique de Landmannalaugar.

Un des endroit sur terre à voir au moins une fois dans sa vie.

Je plante la tente sans prerdre trop de temps et profite d'un vieux bus qui fait office d'épicerie pour faire un stock de chips et de gâteaux pour récupérer après cette rude journée.

















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Jour 4 

On est jeudi 29 août, je me lève au milieu des montagnes et des volcans avec les jambes super lourdes. Après tout le efforts pour arriver ici, je décide finalement de rester là pour profiter du coin et explorer les petit chemins randonnée à pied autour. On est à 600 m d'altitude, la température à franchement bien baissée, mais pas de problème j'avais prévu le coup.

Je rends visite aux rangers du coin qui possède une petite base ici, pour m'informer sur l'état des routes que je compte prendre, et m'informe que l'une d'elle est fermée car impraticable. en effet ici les routes sont souvent ouverte de début juillet à fin août et ferme pour le reste du temps. J'avais prévu ce cas de figure et décide de passer au plan B qui va me faire travailler traverser les Highlands pas une autre route

Je reste donc ici pour la journée, fais quelques réglages sur le vélo refait un peu le paquetage de mes affaires. Je rencontre quelques personnes au passage, des randonneurs pour la plupart qui se préparer à attaquer un trek assez connu dans le pays, le Logavegur, qui part d'ici jusqu'à l'océan.

Cette endroit possède une source d'eau chaude naturelle se déversant dans une rivière où on peut se baigner j'ai pu en profiter au moins 3 fois aujourd'hui. De quoi bien remonter le morale et récupérer pour les prochains jours. 


Jour 5 

Je me réveille assez tôt car je prévois une centaine de kilomètres aujourd'hui dans des pistes très difficile avec de nombreuses rivières à traverser. Je repars donc à l'attaque de la piste F208, réputée pour son décor d'un autre monde.

La météo commence à se dégrader dès les premiers coups de pédales pour se transformer en une tempête de pluie et de vent qui ne se cessera pas jusqu'à la fin. J'avais rêvé de cette route dès le début de mon intérêt pour cette île d'Islande et je m'y trouve enfin.

Le ciel noir, la pluie et la brume donne une autre dimension au lieu et me téléporte dans un autre monde parallèle !

Le relief est varié et j'attaque de nombreuses côtes d'un gros pourcentage. Je sui en plus vraiment trempé il alterne entre rivière les routes de sable noir. J'ai l'impression d'être seul sur une autre planète au de pédaler au milieu de l'apocalypse. La journée rêvé pour une vie de cycliste baroudeur.

Je passe à près de 800m d'altitude, rencontrant ainsi un froid glacial et une pluie transformée en neige fondue. J'ai les mains et le visages complètement congelé. Au bout de 40 km je m'arrête dans une toute petite base pour me ravitailler en eau je ne m'attarde pas, je suis vraiment trompé il pleut très fort et n'a pas la motivation de sortir mes affaires et me préparer à manger.  

Je continue donc pour les 60 km qu'il me reste à faire. A partir de là il n'y a plus de rivières et la piste commence à être un peu plus roulante. Je continue donc et croise de nombreuses personnes qui m'encourage dont quelques motards qui me font une ola au sommet de petite colline.

Après plusieurs heures à pédaler dans cette tempête je retrouve le bitume pour les 20 derniers kilomètres. Par malchance j'ai le vent défavorable qui m'empêche de dépasser les 15 km heure. je suis assez usé par la redescente de cette piste et arrive enfin à Kirkjubæjarklaustur après 7h30 à pédaler.

J'arrive au camping complètement trempé et par chance celui-ci est équipé d'une laverie qui me permet de faire la lessive et le séchage de tous mes habits. Par magie je rencontre des voyageurs à vélo français et passons un petit moment au bar de la ville pour une petite bière cela fait partie des miracles du voyage à vélo

Avec le recul il s'agit certainement de l'étape la plus dure que j'ai dû à faire de tous mes voyages et certainement la meilleure.


Jour 6 

Après l'étape d'enfer de la veille, en principe il devrait faire soleil aujourd'hui ainsi que pour les 2 prochains jours. Je suis assez fatigué et décolle de la zone vers 13h30. Il n'y a que 73km au programme, principalement goudronné, avec un vent favorable sur une petite partie du trajet.

Le paysage n'est plus le même mais néanmoins je traverse quelques champs de lave assez sympa sur quelques kilomètres pour arriver à Vik, une ville assez grande pour le pays possédant un supermarché pour me ravitailler. Le camping est top et retrouve les amis de voyage rencontrer la veille. 

Nous rencontrons un ami cycliste Suisse qui arrivait aussi de Landmannalaugar aujourd'hui. Nous passons la soirée tous les quatre.

Par chance le ciel est dégagé et en allant sous la tente je découvre les premières lueurs d'une aurore boréale qui se pointe par surprise. Je décide vite de prévenir les autres et passons le reste de la soirée à contempler ce spectacle impressionnant et magique.



Jour 7 

Aujourd'hui au programme il y a plusieurs endroits touristiques à visiter dont la fameuse plage noire de Vic avec son sable noir volcanique et ces arches de basalte situés sur la mer. Il y a 2 ans je n'avais pas eu l'occasion de venir jusque-là. Je reprends ensuite le vélo pour me rediriger vers l'avion écrasé en plein milieu d'une zone désertique entre la route et la mer.

Il y a de nombreux touristes par ici, ce qui me change les derniers jours ou je n'ai rencontré quasiment que des aventuriers. Pour finir je retourne voir la cascade de Skogar, une des plus grandes de l'île et les plus visités.

J'ai déjà pris cette route il y a 2 ans sous une forte pluie et je dois dire que le mauvais temps apporte une autre dimension, je pense que l'Islande est un endroit beaucoup plus beau avec un ciel gris.

Je termine enfin cette étape dans un camping que j'avais déjà essayé et que je trouve top, situé à côté de 2 cascades très connues que je visiterai plus tard. Mon ami Suisse s'arrête aussi quelques heures après et retrouve aussi une autre amie espagnole rencontrer plutôt dans le voyage. Nous passons la soirée tous les trois dans le zone commune du camping.


Jour 8

Je suis un peu en avance sur le programme et décide de rester ici aujourd'hui. Je visite les deux cascades dans la matinée, dis aurevoir à mes amis voyageurs qui continuent leur route.

Je prends l'option de laisser mes affaires et de rejoindre une zone de montagne appeler Thorsmork situé à 30 km de là. Rien de spécial programme à part quelques rivière à traverser encore au milieu des chaînes montagneuses. La météo alterne entre pluie et soleil et je roule tranquillement sans me presser pour profiter du paysage. Je fait l'aller-retour dans l'après-midi.


Jour 9 

C'est presque la fin de l'aventure et me dirige quasiment vers mon point de départ à Selfoss. Je connais déjà cette route. Pour cette nuit j'ai réservé auparavant dans une auberge de jeunesse afin de récupérer, me mettre un peu au chaud et laver mes affaires. Je prévois peut-être une journée touristique dans la capitale de Reykjavík pour le lendemain.

Il n'y a rien de spécial sur la route aujourd'hui mise à part le retour de la civilisation en traversant deux petites villes situées sur le parcours. Je n'ai pas un vent favorable comme pratiquement les derniers jours.


Jour 10

J'ai profité pour la première fois d'une nuit au chaud dans un vrai lit.

Cette auberge et super, pour récupérer. Pour aujourd'hui je laisse mes affaires ici et prends un bus qui me mène à Reykjavik la capitale de ce pays pour pouvoir enfin la visiter.

Le temps n'est pas terrible il prévoit de la pluie pour toute la journée mais je suis bien équipé. Après deux bus je me retrouve enfin au centre de la capitale pour pouvoir un peu visiter le coin. Je découvre une petite ville avec beaucoup de touristes est de nombreux petits magasin de souvenirs. Je passe quelques heures et retourne à Selfoss en milieu d'après-midi. Je retourne au camping récupérer mes affaires laissées une semaine auparavant et trouve au passage dans un magasin de bricolage de quoi protéger mon vélo sur le retour en avion.


Jour 11

On est vendredi 6 septembre et je dois bientôt retourner à l'aéroport. Pour la fin de cette aventure je dois donc rapproché pour ne pas louper le vol. La météo annonce une forte journée de pluie et de vent pour demain. Je décide donc de retourner directement Grindavik par la route de mon départ en prenant quelques pistes parallèles. 

Arrivé ici, le temps se couvre rapidement et monte la tente sans perdre de temps. C'est camping préféré d'Islande il n'est pas très cher et possède tout le confort nécessaire je pense rester ici samedi en attendant que la tempête passe.


Jour 12

J'ai passer une courte nuit étant donné la tempête qui a eu cette nuit et qui a bien secouer ma tente !

J'ai dû sortir plusieurs fois raccrocher les sangles de la tente.

J'avais prévu le coup en restant dans ce camping étant donné que je peut m'abriter dans la zone commune équipée de tout le confort. je ne fais pas de vélo aujourd'hui et attend le lendemain pour reprendre la route pour la dernière journée de l'aventure.

Je rencontre de nombreuses personnes sur le départ aussi, et partage mes aventures à vélo vécus sur ces deux semaines intenses.


Jour 13

C'est le dernier jour sûrement celui qui passe le plus vite dans une aventure à vélo. Pour rejoindre l'aéroport je décide de prendre la route la plus longue. Je ne la connais pas car il y a 2 ans j'ai pris une autre direction.

Je ne suis pas déçu étant donné le décor que cette route traverse. J'alterne entre paysage désertique et champ de lave à perte de vue !

Je prends le temps de m'arrêter dans les différents points de vus qui se trouvent aux abords de cette route. Je prends profite des derniers coups de pédales de cette deuxième aventure islandaise. 

Je me remémore avec nostalgie de tous les chemins, toutes les personnes et toutes les péripéties rencontrées pendant ces 2 semaines. Je ne pense pas que c'est un adieu il y a des chances que je revienne ici dans le futur mais c'est quand même avec un peu de tristesse que

j'arrive à l'aéroport après environ 800 km la vagabonde un solitaire au bout du monde.


Il est à peu près 19h ici au moment ou je descend difficilement du vélo. Je commence à remballer toutes mes affaires. J'avais prévu le coup en achetant un seul face de jour plus tôt 3 m de papier bulle et de rouleaux de cellophane j'emballe donc mon en prenant soin de protéger au maximum toutes les parties fragile. Je suis assez fière le paquetage me paraît parfait. Je dépose tout ça et attends mon avion à 1h20 du matin. 

L'aventure est terminée. Cela aura été encore une aventure hors du commun, dans un endroit hors de la réalité.

À vélo tu as le temps de profiter du moment présent et la notion de mérite à affronter le relief et les éléments apporte un impact plus important à tout ce que tu peux vivre, de meilleur comme de pire.

Tout ce qu'il fallait vivre y a été vécu !

Comme à chaque fois la reprise de la vie normal, après avoir vagabondé deux semaines au bout du monde, ne va pas se faire facilement, maintenant va être le moment de réfléchir à un autre rêve d'aventure à vélo...  🚴‍♂️



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Sylvain GARCIA



















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